Quel type de bruleur êtes-vous ?
Dire que l’on suit un régime bas en glucides, c’est souvent s’exposer à nombre de réactions hostiles. Il est encré chez beaucoup parmi nous que les glucides sont la principale source d’énergie et qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement de notre corps. Combien d’entraineurs vous diront qu’il est indispensable de consommer des glucides avant un entrainement, combien de nutritionnistes vous diront que la part minimum de glucides dans le total de vos apports quotidiens est de 50%.
Vous-mêmes avez constaté que, lorsque vos manquez de glucides, vous vous sentez moins bien et pour plusieurs raisons :
- On ne peut stocker que très peu de glucose dans le foie et les muscles et sommes donc obligés de refaire les stocks régulièrement en consommant des glucides.
- Lorsque nos réserves en glycogène sont épuisées nous passons en mode « survie » et consommons nos muscles, il faut donc maintenir ses réserves et plus particulièrement avant un entrainement.
- Tout manque de glucose mène à la production de cortisol, hormone du stress et de la graisse abdominale, provoquant la sensation de faim et favorisant la prise de graisse viscérale. Il faudra donc s’entrainer encore plus pour éliminer cet ajout de graisse et réduire considérablement la quantité totale de calories consommées.
Mais il ne faut pas s’y méprendre. Cela ne veut pas dire que les glucides sont la meilleure source d’énergie pour votre corps. En fait, c’est l’homme qui s’est rendu lui-même dépendant des glucides et qui, par la même occasion, s’est exposé à nombre de problèmes et dérèglements engendré par la surconsommation de ces derniers (obésité en premier lieu).
Et pourtant, lorsque l’on y regarde de plus prêt, ce sont bien les lipides qui sont la source d’énergie préférée du métabolisme humain.
Réserves de glycogène limitées
Pendant des milliers d’années, les lipides et les protéines ont toujours été les principales sources de nutriments de l’Homme. L’accès à la nourriture était difficile et les glucides une denrée extrêmement rare, nos corps ont été programmés pour pouvoir stocker et avoir accès à la graisse corporelle afin de survivre sur plusieurs générations. Il n’était pas nécessaire de stocker beaucoup de glycogène, ce qui n’aurait de toute façon pas été possible lorsque l’on constate à quel point les réserves possibles sont limitées : le foie ne peut en stocker que 100 g et les muscles 300 à 500 g maximum, de quoi courir 1h30 tout au plus.
Au contraire, notre capacité de stockage de graisses est illimitée. Cela peut aller jusqu’à des centaines de kilos et c’est pour cette raison qu’il n’est pas nécessaire de stocker du glucose. Le corps peut reposer sur la graisse comme source d’énergie, sur la gluconéogenèse (lorsque des éléments non glucidiques sont synthétisés en glucose) et sur les cétones. C’est évident, notre corps a été programmé pour recourir aux lipides comme principale source d’énergie. Il est capable de fabriquer la quantité de glucose suffisante à son bon fonctionnement au moment où il en a besoin. Il peut reposer sur l’utilisation des graisses et des cétones puis se tourner vers le glycogène de façon ponctuelle lors d’efforts très intenses.
Besoins limités également
Un être humain devrait pouvoir se contenter de la quantité de glucose que son corps peut stocker. Nous avons été bien faits après-tout. Des civilisations entières ont survécu avec des régimes alimentaires où les glucides étaient quasiment inexistants.
Nos besoins sont donc très inférieurs à ce que l’on peut penser. Des études ont prouvé qu’au repos ou à un niveau d’activité modérée comme la marche, le corps n’a besoin que de 5 g de glucose par heure, soit l’équivalent d’une cuillerée à café, ce qui fait peu pour un nutriment étant sensé être la principale source d’énergie. Et encore, cela concerne les personnes étant encore dépendantes aux glucides. Pour celles dont le corps est habitué à utiliser des lipides comme source d’énergie (nous y viendrons), les besoins du cerveau en glucose sont largement diminués et la quantité de glucides nécessaires par jour peut se situer entre 30 et 70 g sans qu’aucune conséquence fâcheuse ne soit à déplorer.
Bien sûr, le corps arrive à utiliser efficacement les glucides comme source d’énergie, mais c’est à défaut de recevoir les nutriments qu’il préfère. Il peut par contre utiliser la graisse avec beaucoup plus d’efficacité, moins de déchets (l’utilisation des lipides consomme plus d’oxygène qu’elle ne produit de dioxyde de carbone), et sur une plus longue durée.
Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il n’y a aucun élément considéré comme essentiel parmi les glucides, contrairement aux protéines (acides aminés essentiels) et aux lipides (acides gras essentiels).
Différents profils selon la source d’énergie
Les hommes n’utilisent pas tous les mêmes nutriments comme source principale d’énergie et cela a un impact considérable au quotidien.
Les bruleurs de sucre
Le corps d’un bruleur de sucre utilise les glucides comme principale source d’énergie. Il se distingue de la façon suivante :
- Il ne peut pas accéder efficacement à la graisse stockée dans ses tissus adipeux comme source d’énergie. Les muscles ne peuvent avoir recours qu’au glucose. Ce qui est faisable durant quelques petites heures à l’issue desquelles il ressentira sensation de faim, fringales et se dirigera vers des aliments gras et sucrés. Cela explique la difficulté à jeuner ou la peine ressentie lorsqu’il saute un repas.
- Il ne peut pas utiliser facilement les lipides qu’il vient de consommer comme source d’énergie. Ces lipides non utilisés sont donc logiquement stockés sous forme de masse graisseuse.
- Il brule très rapidement le glycogène d’origine glucidique tandis que le glycogène issu de la gluconéogenèse des graisses (transformation des graisses en glucose) pourrait permettre de soutenir les efforts de plus longue durée et de plus grande intensité. Il y a une sorte de gaspillage de glucogène.
- Il dépend constamment de sources d’énergie fugaces. Les capacités de stockage des glucides sont si faibles qu’elles ne permettent pas d’effort de longue durée et, dans la mesure où le bruleur de sucre ne sait pas utiliser la graisse, il va avoir rapidement besoin d’un apport extérieur. D’où la nécessité de ne pas s’entrainer le ventre vite et de se réapprovisionner régulièrement en cas d’effort de longue durée.
- Il devient plus facilement sensible à l’insuline et a besoin de produire plus d’insuline à chaque fois. Cette dernière induisant le stockage des graisses et bloquant l’utilisation des graisses stockées. Les personnes obèses, les diabétiques et les personnes ayant des fringales nocturnes présentent un profil de bruleur de sucres.
- De façon générale, lorsqu’en surpoids, sa silhouette est imposante, avec des mollets et des avant-bras larges.
Les bruleurs de graisse
Un bruleur de graisse a la capacité d’utiliser à la fois les glucides et les lipides comme principale source d’énergie.
- Il peut bruler la graisse stockée de façon efficace pour l’utiliser comme source d’énergie tout au long de la journée. Il peut facilement sauter un repas et rester plusieurs heures sans manger et sans avoir de fringales. Il est donc moins éprouvé par le jeûne.
- Il est capable de transformer les lipides qu’il vient de consommer comme source d’énergie. Ils seront donc directement utilisés et ne seront pas stockés sous forme de graisse dans les tissus adipeux.
- Il dispose d’une grande ressource d’énergie bien qu’il ait un faible taux de masse graisseuse car il est capable de réguler l’acide ribonucléique messager (ARNm), messager de la lipoprotéine lipase dans le tissu adipeux.
- Il peut se reposer sur la graisse comme source d’énergie au cours de l’effort et avoir recours au glycogène seulement lors des séquences les plus intenses, ce qui diminue sa dépendance vis-à-vis des glucides et augmentera sa perte de graisse. Cela lui permettra de s’entrainer facilement en état de jeûne. C’est la raison pour laquelle je vous expliquais dans l’article consacré au Intermittent fasting qu’il fallait idéalement être bruleur de graisse (fat burner) avant de commencer.
- Il peut basculer du côté des bruleurs de sucre ou des bruleurs de muscle, s’il abuse des glucides et lipides dans le premier cas ou s’il est soumis à un fort stress dans le second cas. Il répond positivement aux changements alimentaires sur le court terme mais perdra facilement du muscle et sera sujet aux déséquilibres métaboliques s’il s’impose des régimes répétés, fait des excès alimentaires ou manque d’exercice. La plupart des gens et presque tous les enfants sont dans cette catégorie et basculent facilement vers l’une des deux autres en vieillissant et en fonction de leurs habitudes alimentaires principalement.
Les bruleurs de muscle
Cette troisième catégorie concerne les personnes qui utilisent les acides aminés des muscles comme source d’énergie.
- Ils ont une prédominance d’hormone du stress (adrénaline et cortisol). Ces hormones augmentent le niveau de glucose dans le sang ainsi que l’utilisation des acides aminés des muscles pour les synthétiser en glucose (gluconéogenèse).
- Les réactions de stress métabolique sont imprévisibles et influencés par de nombreux facteurs, ils doivent donc travailler plus dur que les autres pour faire face à l’action de l’amidon (féculents) et d’autres réactions métaboliques. Cela parce que les hormones du stress augmentent le niveau de sucre dans le sang mais perturbent également le mécanisme de l’insuline.
- Leur profil est plutôt mince mais peu tonique (skinny fat) car ils ont du mal à obtenir un niveau satisfaisant de masse musculaire, certains souffrent d’obésité, même si cela est moins fréquent, et retrouvent la majeure partie de leur graisse au niveau de l’abdomen, avec des mollets et des avant-bras plus fin que le reste de leur corps.
Comment se situer ?
Un des moyens d’analyser les sources d’énergie est de calculer de Quotient Respiratoire (QR) qui est le rapport entre le dioxyde de carbone expiré et l’oxygène consommé. Étant donné que le volume d’oxygène consommé varie selon que l’on consomme des protéines, des glucides ou des lipides, la valeur de ce quotient nous permettra de connaitre la source d’énergie utilisée.
Un quotient de 1 correspond à une consommation exclusive de glucides, 0,7 correspond à une consommation exclusive de lipides (l’utilisation des lipides consomme plus d’oxygène qu’elle ne produit de dioxyde de carbone). Une personne au repos consommant à la fois glucides et lipides a en moyenne un quotient de 0,8. Ce chiffre de 0,8 correspond également à une consommation exclusive en protéines ce qui n’est presque jamais le cas.
On constate que les personnes obèses, les diabétiques, les personnes qui ont des fringales nocturnes ont les QR les plus élevés.
Mais, rassurez-vous, les calculs ne sont pas indispensables, il vous suffit simplement de faire le point en analysant vos journées :
Si vous supportez mal de sauter un repas, ne pouvez pas vous entrainer le ventre vide, devez consommer des glucides au milieu d’une séance d’entrainement trop longue. Si vous avez des fringales fréquentes, éventuellement la nuit et ne pouvez pas trop espacer vos repas, et si le manque de glucides provoque des maux de tête et des vertiges, vous êtes un bruleur de sucre.
Si vous vous entrainez sans problème le ventre vide, pouvez maintenir un effort long sans vous réapprovisionner, sauter un repas sans en souffrir, bonne nouvelle, vous êtes très certainement adapté à l’utilisation des graisses comme source d’énergie et avez un profil bruleur de graisse.
Si vous êtes plutôt mince mais peu tonique et avez beaucoup de mal à prendre ou maintenir votre masse musculaire, et si la graisse que vous prenez et surtout localisée au niveau du tronc, il est possible que vous soyez un bruleur de muscle, ce qui est plus rare.
Consommation de glucides selon les profils
Les bruleurs de sucres
Ils ont besoin de contrôler leur consommation de glucides puisque ces derniers induisent la sécrétion d’insuline alors qu’ils y sont déjà sensibles. Ils peuvent s’en tenir à 10/15 g de glucides à chacun des 3 principaux repas, et pas de glucides dans les éventuelles collations. Ils devront compenser cette baisse par un bon apport en protéines et légumes verts (fibres) pour éviter les fringales auxquelles ils sont souvent sujets.
Les bruleurs de graisse
Leurs apports en glucides devraient se situer entre 15 et 30 g à chacun des 3 principaux repas. Ils s’adapteront en fonction de leur niveau de stress ou de période de surconsommation. S’ils sont soumis au stress, il est possible qu’ils doivent augmenter les glucides, s’ils sont sujet aux fringales ils devraient baisser les glucides et remplacer par plus de protéines.
Les bruleurs de muscle
Ils ont besoin d’un peu plus de glucides que les autres car ils sont très sensibles aux hormones du stress. Un apport en glucides en pre-emptive eating (s’alimenter avant l’apparition de la sensation de faim) permet de contrer l’action de ces hormones en maintenant des niveaux de glucose et d’insuline suffisants pour contrôler le niveau de sucre dans le sang. Mais il ne faut pas en abuser non plus au risque de renforcer les déséquilibres. Ils se situeront entre 20 et 50 g à chaque repas principal. Leurs collations contiendront exclusivement des protéines et des fibres mais est possible qu’ils aient besoin d’une petite quantité de féculent également.
Cela revient, selon le profil à 30 à 150 g de glucides par jour. Évidemment, ce sont des quantités données à titre informatif, chaque profil est différent et les réactions à un choix alimentaire le sont tout autant.
Pourquoi changer de profil ?
Bien que beaucoup de professionnels du fitness défendent encore becs et ongles les régimes riches en glucides, je me range du côté des défenseurs de l’alimentation pauvre en glucides et riche en bons lipides.
Rares sont ceux qui, gâtés au niveau de leur génétique, peuvent s’entrainer durant de longues heures sans devoir refaire le plein et consommer de grosses quantités de glucides sans prendre un gramme de graisse.
Une grande majorité des gens ont un type de consommation qui les rend dépendants d’un apport régulier en glucides. Leur corps s’en accommode en régulant les mécanismes impliqués dans le brulage des graisses, à condition que cela s’accompagne d’une pratique sportive. Mais ça n’est pas pour autant un fonctionnement idéal, d’ailleurs, dès que l’activité physique est réduite, c’est le retour de bâton.
On ne peut pas ignorer, en effet, le fait que la consommation excessive de glucides soit la cause principale d’obésité et impliquée dans nombre de maladies (cholestérol, maladies cardiaques) ainsi que dans les déséquilibres métaboliques et les troubles digestifs et hormonaux qui y sont liés.
Les glucides ne doivent donc pas être utilisés comme base. Ils ne sont pas non plus à diaboliser et à éradiquer complètement de notre alimentation, mais doivent être utilisés comme un levier permettant d’agir sur la perte ou la prise de poids, de muscle, la gestion des fringales, de l’humeur, etc., sans en être dépendants.
D’ailleurs, même sans vouloir viser spécifiquement les glucides, le fait de supprimer certains aliments que l’on sait nocifs pour beaucoup (céréales raffinées, gluten, sucres rapides, etc.) revient à diminuer la quantité de glucides.
Passer au profil bruleur de graisse permet de retourner à un mode de fonctionnement plus naturel qui permet de bruler plus efficacement les graisses stockées ou consommées, de stocker autant d’acides gras qu’il est nécessaire pour tenir de longues périodes de jeûnes ou de famine, de pouvoir fonctionner en jeûne intermittent sans souffrir de perte de muscle, d’être plus sensibles à l’insuline, d’avoir plus de contrôle sur la sensation de faim et les fringales, de pouvoir moduler l’énergie ainsi que l’humeur. Chose importante, il n’est pas nécessaire de s’imposer de grosses restrictions caloriques pour espérer maintenir un bon niveau de forme ou perdre de la graisse.
Comment changer de profil ?
Pour basculer vers le mode bruleur de graisse, il faut forcer le corps à se réhabituer à utiliser la graisse comme principale source d’énergie :
- Augmenter la consommation de bons lipides
- Consommer suffisamment de protéines
- Manger des légumes verts à volonté
- Diminuer considérablement la consommation de glucides et particulièrement les sucres rapides
- S’entrainer le ventre vide ou faire précéder une séance d’un repas à faible indice glycémique (riche en bons lipides ou en protéines) au moins 2 heures avant.
- Pratiquer de la musculation pour augmenter la sensibilité à l’insuline,en alternance avec des séances d’entrainement à haute intensité (comme le HIIT) pour développer les mitochondries, qui sont le lieu de l’oxydation des acides gras et de leur transformation en énergie.
Il n’existe aucune formule toute faite
Cet article, je l’espère, finira de vous convaincre qu’il n’existe aucun régime miracle tant les profils sont différents. Une multitude de facteurs expliquent le fait que l’on perde ou gagne plus ou moins facilement du poids. C’est un argument de plus contre tous ces régimes qui marchent soit-disant sur tout le monde, en un temps record, et pour la vie.
Il est important de toujours garder à l’esprit que chaque être est unique. Les faits scientifiques sont là pour aiguiller, donner des pistes mais jamais pour vous apporter une formule sur un plateau. C’est à chacun de trouver la formule idéale pour lui. Et pour se faire, il faut tenir compte de 3 critères :
La fatigue
Le régime adopté ne doit pas créer de fatigue. Il doit vous apporter les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de votre corps et au soutien de toutes vos activités. Vous devez être attentifs à ce point. Des états de fatigue excessifs indiquent qu’il vous manque des nutriments.
Les fringales
Votre régime idéal doit vous préserver des fringales et d’une sensation de faim persistante. Un tel problème indique soit un manque de nutriment soit une réaction hormonale provoquée par votre type d’alimentation.
La perte de graisse et le maintien de la masse musculaire
Ne pas être fatigué et ne pas avoir faim c’est bien, encore faut-il que vous obteniez les résultats souhaités. Dans le cas contraire, à vous de faire les ajustements adéquats en supprimant ce qui est en trop, en évitant les mauvaises associations et en trouvant ce qui cause des mauvaises réactions hormonales.
Trouver cette formule idéale prendra peut-être du temps. Il y aura des échecs, des périodes où vous aurez peut-être l’impression d’avoir fait dix pas en arrière et puis des moments où les choses vous sembleront simples et où vous trouverez enfin ce qui vous convient. Écoutez votre corps et surtout soyez patient car ce changement de vie n’est pas immédiat, c’est un processus.
A titre indicatif, mon régime alimentaire hors jeûne est composé à 20% maximum de glucides venant essentiellement des fruits et légumes, 40 % de protéines et 40% de bons lipides. Avec une restriction maximale des sucres rapides, des féculents et du gluten.
Crédit photo : Moyan_Brenn




As-salamû’ alayki,
Article bien complet, merci pour toutes ces infos.
Bonjour et merci pour cet article très instructif. Une fois de plus, il relève largement le niveau d’information contenu dans les magazines féminins ou autres … !
Je me suis reconnue dans le profil brûleur de sucre et je me demande comment adapter les recommandations de l’article à la chrono-nutrition. Par ailleurs, j’aimerais savoir si je fais bien de privilégier le quinoa et le taboulé (par rapport au pain blanc et au riz) comme source de glucide du repas de midi.
Merci
Bonjour,
Merci pour vos commentaires.
Je pense que la chrononutrition n’est pas du tout adaptée au profil bruleur de sucre. Car il est imposé un temps minimum de 4 heures entre les repas alors que les bruleurs de sucre sont sujets aux fringales. Je dois dire que je recommande de moins en moins de suivre ce régime ou tout régime de façon générale, il faut plutôt faire du sur-mesure.
Pour le quinoa et le taboulé, il faut faire attention à la quantité élevée de glucides qu’ils contiennent et adapter les portions. Pour le taboulé, privilégiez la semoule de blé complète.
Merci pour votre réponse…même si du coup je suis un peu perdue. En somme, il faudrait que je supprime la collation sucrée de la fin d’après midi… mais que je réintègre des féculents au dîner, c’est cela?
Non, si vous êtes bruleuse de sucre, il faut limiter les féculents. Si vous souhaitez garder le principe de la chrono en vous adaptant à votre profil, j’aurais conseillé de faire non pas 4 repas mais 5 ou 6 : petit déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner et éventuellement collation avant le coucher.
Garder l’ordre qui consiste à prendre vos féculents le matin. Pour le reste des repas, privilégiez les protéines, les légumes non amylacés et les gras végétaux, y compris pour la collation.
Bonjour et merci pour votre réponse.
Je vais donc réduire la portion de féculents au déjeuner (et ce sera la dernière prise de la journée) et garder un fruit + portion de gras végétal pour la collation de l’après midi.
De rien,
Tenez-nous au courant.
Wa-hou super archi complet !! Moi qui croyais le lire rapidement avant que mes invités n’arrivent, je vais laisser la fenêtre ouverte et lire plus tard à tête reposée !! Ca ne rigole pas machaALLAH =))))
Salam
Alors bruleuse de sucre ?
Je crois que j’étais une bruleuse de graisse et avec l’allaitement devient bruleuse de sucre c’est possible ?? Car selon si j’allaite ou pas tout est différent !! Je ne peux sauter des repas sinon migraine et tête qui tourne, j’ai parfois des fringales… Avant d’être maman, je tenais beaucoup mieux, sautais parfois des repas, je pouvais faire du sport longtemps…
Les changements hormonaux ont un gros impact sur l’apparition des fringales. Et si tu y as répondu en consommant des glucides, oui, il est possible que tu ais basculé du type bruleuse de graisse au type bruleuse de sucre, les types ne sont pas des catégories cloisonnées.
Salamu alaykum wa rahmatuLlah
Ben moi je ne sais pas trop où me situer.
Il est vrai que j’ai souvent des fringales mais je sais passer outre quand même (sauf en période de grossesse ou début de l’allaitement)
Je suis également une grande stressée et physiquement j’ai plutôt le profil du brûleur de muscles.
Je mange pas mal de légumes, moins de protéines mais il est vrai que j’ai besoin de ma dose de féculents. Je prends des féculents à faible indice glycémique parce que sinon, les fringales sont beaucoup plus intenses et me donnent des malaises, surtout en période de grossesse. Je mange très peu de sucres raffinés (sauf récemment où j’étais redevenue accroc au chocolat).
Bref à votre avis, c’est quoi mon profil ?
Salam
Je dirais un mix des deux. Il faut se rappeler que les catégories ne sont pas cloisonnées et les bruleurs de sucre et de muscle se rejoignent sur certains points. Vous avez comme principale source d’énergie le sucre mais vous allez puisez dans les muscles les acides aminés que vous transformez en sucres pour produire de l’énergie.
Bonsoir, excusez moi mais ça vous fait combien en g/kg de Lipides, car il est recommandé de ne jamais dépasser les 1.5g/kg de poids de corps.
Cela dépend, il faut faire le calcul en fonction du total des apports caloriques de chacun.
Bonjour
Est-ce que, si on dévie de la chrononutrition pour s’adapter à ses besoins (faim, fringale, gout sucré à la fin du repas) voiq pensez qu’on peut réintroduire le fromage blanc au dîner ou pour la collation? Pour satisfaire l’envie de dessert/de sucre tout en apportant des protéines? Merci
Oui, personnellement, je le fais. Je pense qu’il faut mettre aux oubliettes tous les régimes établis strictement pour coller aux mieux à nos propres besoins. On peut garder les principes qui nous conviennent mais ne surtout pas hésiter à enlever ce qui pose problème.
Pour moi le fromage blanc + stévia + amandes effilées c’est un de mes classiques.
donc moi je suis à 25% de protéines, 35% de lipides et 45% de glucides si je monte plus je dépasse les 3g/kg en prot et les 1.6g/Kg en lipides donc ce ne sera pas mieux.
Moi je ferais plutôt 30% glucides, 35% protéines, 35% lipides pour qu’au moins les glucides soient inférieurs.
Bonjour
Mon gros problème est cette graisse au ventre que je n’arrive pas a éliminer !
Mes questions sont les suivantes :
- faire mes abdos par dessus aide t’il a éliminé ?
- il y a t’il des bruleurs de graisse réellement efficace ?
http://www.4poids.com/
merci d’avance a vos réponses.
Non, faire des abdos ne fait pas fondre la graisse, il faut un régime alimentaire adapté.
Les bruleurs de graisses ne sont vraiment efficaces que sur les personnes déjà assez sèches, pour aider sur la fin.
Merci pour votre réponse!
merci mais je ne préfère pas car 4gr/kg de protéines non merci…
Pour arriver à 4g/kg, à 35% il faut faire 43,7 kilos pour un apport calorique de 2000 Kcal par jour. C’est le cas ?
oui !
45 kilos pour plus de 2000 calories.
Mais dans quelle démarche êtes-vous ? Surement pas la perte de graisse j’imagine.
beh non prise de muscle, je fait 1m60
donc comment vous équilibreriez suivant mon profil ?
pas d’idée ?
slm
Si mais pas toujours le temps
Il faut augmenter la part de glucides, mais avec l’assurance qu’il y a une pratique sportive régulière qui accompagne.
d’accords et en poids de corps, c’est bon 2.5gr de protéines au total et 1.5gr de lipides ?
Désoler de ma hâte.
Je ne fonctionne pas en g/kg personnellement mais en pourcentage des apports caloriques.
Testez ainsi et vous aviserez selon les résultats obtenus. Il n’y a aucune formule toute faite.
As salamu ‘aleykom!
je suis de retour oukhti apres une longue, tres longue pause!
ton article est tres interessant mashaAllah!
a la premiere lecture , je me situe dans le profil ” bruleur de graisse” il me semble!
j ai egalement arrété la chrono mais je garde en tete certains principe malgres tout! Sobhannallah on a du mal a se liberer totalement de ces ” modes d alimentation”.
Au plaisir de te relire bientot inshaAllah!
Assalam alaykum
Pour mon cas j’hésite entre deux.
C’est à dire qu’a ma façon de manger je me classerais bien dans la 1ere catégorie des bruleurs de sucre, mais en fait j’hésite avec la seconde puisqu’en réalité je pense pouvoir tenir en ayant sauté un repas sans grosse faim, c’est plus psychologique de plus manger après ou me ruer sur une sucrerie, je ne sais pas trop…
Une idée?
Salam
On n’est pas forcément seulement dans une catégorie. On peut avoir des caractéristiques de l’une ou de l’autre mais avec un prédominance de l’une sur l’autre. Pour ton cas, je dirais quand même bruleuse de sucres. D’autre part, il n’est pas certain que l’envie de manger soit psychologique, du moins, à 100%. L’envie de manger des choses sucrées et grasses à aussi une origine hormonal, donc ça se tient.
Cher Monsieur,
Bravo pour cet article très complet, vous avez une manière unique de faire comprendre des choses assez complexes de manière très simple et accessible à tous ! Merci pour cela …
Je suis clairement une “brûleuse de sucre” dans toute sa splendeur. Je dois impérativement augmenter mes doses de protéines et notamment au pdj bien que cela soit extrêmement difficle pour moi qui aime le porridge, la compote de pomme et les pruneaux au petit-déjeuner. J’aimerais prendre davantage de protéines au pdj mais comme j’ai une intolérance aux produits laitiers (surtout), aux oeufs et au soja, je suis extrêmement limitée et ne sais plus vers quoi me tourner pour augmenter mes sources de protéines à ce repas tellement important de la journée !
Tous vos conseils seront les bienvenus.
Bien à vous,
Eve
Vous pouvez vous aider de compléments en ajoutant de la protéine en poudre neutre à vos repas. N’oubliez pas également les apports en bons lipides, à ne pas négliger non plus (graines oléagineuses, avocats, saumon, etc.)
bonjour,
J’ai découvert votre site aujourd’hui, il est génial, je n’ai pas encore tout lu mais je me decide à poster quand même:
Je me réveille toute les nuits pour manger (du coup je ne redejeune pas le matin), mais je ne sais meme plus si c’est des fringuales ou une habitude!
je fais du sport 5 jours par semaine et pourtant je fais 1m62 pour 50kg avec de la graisse, surtout abdominale + un peu en haut des cuisses
Je pensais donc etre plutot bruleuse de sucres, mais je mange beaucoup de viandes/ legumes verts et tres peu de glucides.
SAUF (et c’est là où est tout le probleme à mon avis) que je fais de gros écarts sucrés (2 tablettes chocolat par ex) de temps en temps (j’ai comme des pulsions de sucré)
Du coup je ne sais pas trop quoi faire car j’aimerai bien perdre cette graisse tout de meme
Dois je manger plus de glucides? essayer de ne pas craquer (mais je sais pas si c’est le bon plan si c’est pour etre plus frustrée apres et craquer quand même..)
Bonjour,
Bienvenue sur MHB.
Alors, la graisse abdominale malgré une routine sportive régulière, je vois plusieurs pistes :
- Les excès de glucides : sucreries et féculents
- Le cortisol causé par : stress, manque de sommeil ou routine sportive comprenant trop de cardio à intensité moyenne (footing, vélo, elliptique, etc.)
Donc la ligne de conduite : supprimer les écarts sucrés tout en réservant un repas (et non pas un jour) joker par semaine où l’on se fait plaisir. Privilégier les protéines et les légumes verts et les bonnes sources de lipides insaturés.
Pour le sport, oublier les footing et privilégier la cardio à intervalles à haute intensité (HIIT) et la musculation : bonne réactions hormonales pour perdre de la graisse, conserver le muscle sans prendre en volume.
SURTOUT, ne pas s’imposer un rythme intenable, c’est la meilleure façon de craquer. Un bon régime est un régime qui est supportable sur la durée.
salam alaikoum
moi je me reconnais plutôt en brûleuse de graisse, mais je suis en surpoids et je n’arrive pas à perdre du poids…
Donc de 15 à 30 gr de glucides par repas, ça me paraît tellement peu!
Déjà je ne mange pas de sucres et de produits industriels, mais sûrement trop de pain, j’en prend un morceau par repas (genre 50gr de pain!)…
Je ne mange pas beaucoup de viande, car trop cher, et je n’aime que le poulet et le jambon maigre…compliqué tout ça!
Vous connaissez des blogs de cuisine avec des recettes de plats protéines/légumes?
J’aime bien avoir des exemples et des photos hihi…parce que 15 gr de glucides je ne sais pas vraiment à quoi ça correspond, j’ai l’impression qu’il y en a partout en plus des glucides…
bref je suis un peu perdue, je veux bien par contre baisser ma dose journalière de glucides avant le ramadan inchallah, je suis motivée, je voudrais cette fois ci jeûner sans souffrir du jeûne (et en plus j’allaiterai plus inchallah!) inchallah!
Merci encore, j’en apprend tellement avec ce super site!
Salam Sylvie,
excellent article, enfin je comprends mieux la nature de mon profil et je comprends mieux ce qu’il se passe dans mon corps !
Je suis manifestement une bonne bruleuse de sucre !…je me reconnaîs en plusieurs points, notament les vertiges et même des nausées quand la faim arrive…ne peut vraisemblablement pas faire de sport a jeun…de peur d’hipoglycémie …enfin bref, alimentation à revoir inch’ALLAH
wassalam